Le Mont Poupet.

Salut les ptis clous…
Quand le Président, LE Président…, dit « départ de chez Laurent. C’est lui qui pilote le groupe, direction le mont Poupet », il dit bien : « départ de chez Laurent. C’est lui qui pilote le groupe, direction le mont Poupet », toutefois, LE Président pourrait aussi préciser qu’il faut revenir du mont Poupet à Lombard… et ça moi je ne l’avais pas tout à fait intégré…

Bref, nous partîmes à cinq valeureux vététistes, Laurent le guide, Christine, Jérôme, Alex et moi-même… au passage, je préciserai que tout comme l’habit ne fait pas le moine mais permet juste de le reconnaître, le Vtt ne fait pas non plus forcément le vététiste… tout le monde sait que j’ai changé de monture, la nouvelle demande aussi des efforts…
Départ presque à 08.00 direction, ben direction le mont Poupet, vous savez ce gros truc qu’on voit au loin et d’où s’envolent de drôles d’oiseaux avec de grandes ailes multicolores.
Si si c’est bien ça le mont Poupet, pour faire court le point le plus haut de notre région…
On commence par un peu de plaine et je me dis « il est bien ce nouveau Vtt avec ses grandes roues, ses amortisseurs top moumoute… puis on enchaîne les kilomètres et ça roule toujours tranquillement jusqu’à ce que le terrain, je ne sais pour quelle raison d’ailleurs, devienne plus accidenté, ça monte, ça monte, ça monte… et là force est de constater qu’il roule bien mon nouveau Vtt, mais que les pédales demandent toujours autant de pression pour qu’il avance…
On se retrouve au dessus d’Ivrey où Christine prend un raccourci pour rentrer dans les délais, ou presque… désolé Christine, on avait dit 10.00 et je crois qu’on était hors délais…
Ivrey je connaissais pour y être passé en voiture, en vélo de route et en courant pour la montée du Poupet, oui ce fameux Poupet encore une fois et je savais qu’il fallait ENCORE monter pour y accéder à ce sacré point haut…
Bon diou qu’il est haut ce Poupet…
Là Laurent nous lâche tranquillement « ça va monter dans un chemin empierré, on monte à notre main et on se retrouve au dessus »… ben désolé mais ma main, elle n’a pas été d’un grand secours pour cette montée.
C’est pas une montée, c’est même pas un chemin, c’est une carrière, un éboulis, un amas de pierres  qui ne demandent qu’à se dérober sous les roues de 27.5 de mon valeureux destrier… ni ses grandes roues, ni ses deux plateaux, ni ses 11 pignons, ni mes vieilles jambes ne pourront rien à cet infecte virage avec des gros cailloux, tu sais Alex le fameux virages avec des gros cailloux… le cardio s’affole, la raison l’emporte, je mets pied à terre et je monte pédibus jambus comme au temps des Romains…
Enfin on voit le sommet… on dit bonjour aux pratiquants de delta plane, au passage Jérôme se fait un copain qui lui propose de le redescendre en duo mais il s’emmêle les pieds dans les cordages et manque d’emmener l’équipage et le matériel dans le trou… rassurez-vous tout s’est bien fini et plus de peur que de mal… avec une bonne tranche de rires pour les autres… On ne se moque pas…
Là on se dit on est bien Tintin, c’est beau, il fait chaud, les gens sont sympas, on va redescendre… oui justement la descente parlons en un peu… je l’avais faite en montant à pieds version balade dominicale et on avait trouvé ça « accidenté », ben dans l’autre sens c’est pas accidenté le bon terme, c’est casse-gueule… on y va parce qu’on est des braves, au départ je manque de faire un salto complet avec double vrille et tire-bouchon, sans avoir démarré, bizarre les réactions de mon nouveau partenaire quand ça descend trop brusque quand même, y a peut-être un réglage à faire, faudra qu’on voie ça Fred… on y va, Alex, Jérôme, moi-même puis Laurent, qui connaissait le passage et avait dit « allez y les fadas », après analyse de ce qui va suivre, je pense qu’il était taquin dans ses propos… on descend, on descend, on descend, puis arrive un endroit bien dégagé, où l’agriculteur n’avait pas fauché l’herbe… un peu style la petite maison dans la prairie, mais sans la famille Ingalls et avec quatre couillons sur leurs Vtt.
Et les quatre couillons ben ils ont été à la hauteur des attentes de Laurent… Alex part dans un salto légèrement déporté sur sa gauche, et disparaît dans les hautes herbes, Jérôme éclate de rires en passant à sa hauteur et fait de même quelques mètres plus bas dans un style très j’y vais, j’y vais pas, j’y vais, j’y vais pas, j’y suis… , j’éclate de rires et mon expérience de vieux briscard me fait mettre pieds à terre pour rester digne… au passage respect à Alex qui a gardé les pieds dans ses pédales automatiques… si le salto avait été prolongé d’un demi-tour il repartait et tout le monde aurait penser à une figure acrobatique…
ensuite c’est la forêt encore une belle descente dans un chemin forestier défoncé…
Super sensation, mon nouveau matériel est très sympa… en descente… on se retrouve seuls avec Laurent, on a perdu Alex et Jérôme… on appelle, on siffle, on crie, on cherche et on ne les retrouve pas… pour finir on reprend le chemin direction Lombard et on se finit les cuisses dans la plaine entre Rennes et Lombard… une petite boisson fraîche nous fait rapidement oublier tous ces tracas… Jérôme nous donne des nouvelles, avec Alex ils repèrent un nouveau site pour la prochaine saison de Koh lanta… ils ont traversé la Loue à gué, oui à gué pas à gay… mon emploi du temps ne me permettant pas de les attendre je reprends ma route et rentre chez moi, fatigué, cassé, mais super content de cette sortie…
Un grand merci à Laurent pour l’itinéraire, même si c’était très dur pour mes cuisses et à Christine, Alex et Jérôme pour la bonne humeur…
Quelques chiffres 43.390 kilomètres, 908 m de dénivelée positive, 03:09 h de déplacement pour un temps total de 04:14 h, vitesse moyenne en déplacement 13.8 km/h, vitesse moyenne globale 10.3 km/h…
On remet ça quand vous voulez, enfin laissez moi juste un peu de temps histoire de me refaire quelques globules quand même…
Bonne semaine à tous
Salut les ptis clous…

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